Halloween : pourquoi nous avons décidé de ne pas le célébrer

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21/02/2024

Chez nous, nous ne fêtons pas Halloween. Pas par flemmardise, pas parce que nos enfants sont petits. Mais parce que ça ne fait pas sens à nos yeux. Alors nous nous sommes questionné. Qu’allions nous expliquer à nos enfants, qu’allions nous leur transmettre ?

 

Aujourd’hui, plus que jamais, je voulais transmettre du sens à mes enfants. Une symbolique dans laquelle ils pourraient se retrouver, qui les bercerait de douces énergies. En lien avec notre Terre Mère, avec la nature et les cycles de la vie.

 

Alors nous avons célébré Samain, nous avons exprimé notre profonde gratitude à l’année qui venait de s’écouler. Aux naissances, a l’éclosion de projets, aux accomplissements, aux récoltes et nous avons semer de nouvelles graines de possible en vue du nouveau cycle à venir. Des graines de conscience qui prendront peu à peu racine durant la saison sombre pour éclore aux premiers rayons du printemps

 
 
 

En réalité Samain est une fête Celte, qui se célébrait du 31 octobre au 2 novembre et marquait la fin d’un cycle – celui de la douceur, de la lumière, du fécond – et l’entrée dans un autre, marquée par l’obscurité et l’introspection. Symboliquement, ces trois jours hors du temps, qui n’appartenaient ni à l’année écoulée, ni à l’année qui s’annonce, étaient l’occasion de se défaire du passé pour pouvoir (re)naitre et démarrer sur de nouvelles énergies.

 

C’était également le moment de célébrer la Terre Mère, mais aussi l’invisible, par le biais des Êtres de la nature et de nos Ancêtres. Car plus que tout autre période de l’année, Samain restait un moment privilégié durant lequel la frontière entre les mondes était moindre.

 
 
« En ce jour je m’ouvre au renouveau en laissant partir l’ancien et en accueillant les changements inattendus qui me sont proposés par la vie »
 

Après avoir longtemps hésité, nous avons décidé de célébrer cette fête à notre manière. En piochant ce qui faisait sens pour nous, dans notre contexte de vie actuel. Maintenant, rien ne vous empêche si en éprouvez l’envie, d’adapter le rituel, d’y ajouter un élément, d’en oublier un autre. Bref, Je pense que pour qu’il aie du sens, un rituel doit être habité par votre énergie et vos intentions propres.

 

Rituel de Nettoyage et Purification

 

L’idée ici sera vraiment de clôturer l’année qui vient de s’achever. Donc de se débarrasser de l’ancien, de ce qui appartient à l’année écoulée.

 

On entend souvent parler du grand nettoyage de printemps, mais finalement pourquoi se limiter au printemps? La fête de Samain est idéale pour se lancer dans un tri à grande échelle de tout ce qui encombre la cave, le grenier ou toute armoire surexploitée. Pour nettoyer et purifier aussi (on utilise de la sauge blanche, qu’on fait brûler, et qu’on fait passer dans chaque pièce de la maison).

 

Création d’un autel

Etant donné que la fête de Samain nous relie au Monde de l’invisible, mais aussi à la Terre et aux Êtres qui la peuplent, nous avons rassemblé plusieurs petites choses que nous avons ramassé les jours précédant : pommes de pin, glands, feuilles en tout genre qu’on a pris le temps de faire sécher. On a aussi choisi de faire brûler une bougie aux couleurs de l’automne et de placer en dessous de celle-ci nos gratitudes pour l’année écoulée et nos espoirs et demandes pour l’année à venir (Papier qu’on a brûlé au bout des trois jours de Samain).

 

Reliance au monde

 

Au delà de cet aspect rituel, la fête de Samain permet de réaliser plein de chouettes activités en famille ! Que ce soit partir à l’aventure dans les bois et découvrir les arbres, les différentes variétés, mais aussi leur changement en cette période d’automne. En profiter pour parler couleurs, nuances, pour ramasser des feuilles et les comparer, les reproduire, les faire sécher, les peindre, en faire des pochoirs, les découper, les coller.

 
 
 
 

C’est aussi un moment privilégié pour aborder les saisons, les cycles, l’automne dans toute sa magie, avec les fruits et les légumes de saison, les animaux ou les insectes. Pour cuisiner et apprendre à transvaser, à verser, à mélanger, à couper ou à étaler. Pour jouer librement, seul ou ensemble, à des jeux libres ou des jeux de société. Parler, écouter de la musique, se recentrer sur soi par la méditation ou le yoga, les bols tibétains ou les tambours.

 

Bref, vous l’aurez compris, pour se relier à soi et au Monde, tout simplement. Et cultiver la joie. Toujours.

 

Laura

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